Actualités

Les Cercles de Silence

Non à la Directive de la Honte
Marche pour la Justice et les Libertés
Cercle de Silence

Les Cercles de Silence en Alsace

par ordre alphabétique :

Colmar, Guebwiller, Mulhouse, Sélestat, Strasbourg

Veuillez nous signaler l'existence ou la création d'autres Cercles. Merci !

Colmar : place d'Unterlinden, le 30 de chaque mois de 18 heures à 19 heures.
Lire l'article des DNA qui en fait l'annonce, et celui du quotidien l'Alsace qui en rend compte.


Guebwiller : place de l’hôtel de ville, le dernier samedi de chaque mois à 17 heures.
Lire l'article du quotidien l'Alsace qui en informe.


Mulhouse :
http://mon-mulhouse.over-blog.fr/article-19412177.html
http://www.lepost.fr/article/2008/05/09/1191094_mulhouse-cercle-de-silence-du-7-mai-2008.html


Sélestat : place de la Victoire, le dernier samedi de chaque mois à 17 heures.
Voir l'affiche A4 (pdf) et lire le texte ci-dessous ou sur le tract A5 recto-verso au format pdf.

Nous fondons notre action sur une certitude absolue :
Tout être humain doit être respecté.
Sa dignité ne doit jamais être bafouée.
Des hommes, des femmes et des enfants, vivent au milieu de nous, dans une peur constante.
Ils sursautent dès qu’on frappe à leur porte. Ils ont peur chaque fois qu’il leur faut se déplacer.
Ils risquent, à tout moment, d’être arrêtés et placés en centre de rétention dont celui de Geispolsheim.
Ces centres ne sont pas des prisons, mais ils leur ressemblent à s’y méprendre.
Leur crime ? Être démunis de papiers.
Ne nous méprenons pas, ceux pour lesquels nous formons des Cercles de Silence,
ne sont pas des migrants «choisis».
Ce sont des personnes qui fuient leur pays dans l’espoir de pouvoir vivre enfin en paix.
Souvent leur vie est menacée.
«Avant qu’ils ne frappent à notre porte, d’autres ont frappé à la leur.»
Ce sont eux, qu’en notre nom, on cherche à expulser.
26 000 d’entre eux devront être reconduits à la frontière en 2008.
Il est de notre devoir de les aider.

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Strasbourg, place Kléber : le 30 de chaque mois de 18 heures à 19 heures.

• • Appel pour le 30 avril 2009

• • • Liste des signataires du Collectif • • •

• • • • Archives 2009 a : 30 mars ; 28 février ; 30 janvier
• • • • Archives 2008 b : 30 décembre ; 30 novembre ; 30 octobre ; 30 septembre
• • • • Archives 2008 a : 30 août ; 30 juillet ; 30 juin ; 30 mai ; 7 mai ; 30 avril

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Cercle de Silence du 30 avril 2009 à Strasbourg

Bonjour les amis,

Le 30 avril prochain, de 18 à 19 heures, Place Kléber, marquera

le premier anniversaire du Cercle de Silence de Strasbourg.

Il s'agit bien entendu d'un anniversaire dont personne n'a envie de se réjouir.

Un an s'est écoulé et que nous reste t-il en mémoire ?

La peur des personnes démunies de titre de séjour hante notre cité.

On compte ! on enferme ! on expulse !
en provoquant de véritables tragédies humaines
que nous ne voudrions plus voir se dérouler sur notre territoire.

La Directive européenne de la Honte a été adoptée. La présence en centre de rétention de la CIMADE démantelée. Des personnes aidantes interpellées.

En ces temps de crise, au lieu de cultiver la solidarité et la fraternité, on s'emploie à ériger des murs d'égoïsme et de peur et à détruire les îlots pacifiés que les uns et les autres essayons de créer autour de nous.

Et pourtant, soyons convaincus que si personne ne disait ou ne faisait rien, ce serait pire encore.

En un an, les cercles de silence ont essaimé partout en France et se comptent à plus de 120 actuellement. Afin de donner une dimension nationale à ce rassemblement de protestation, nous participerons au cercle de silence exceptionnel du 26 mai 2009 qui aura lieu ce même jour dans tout le pays et qui se déroulera à Strasbourg à l'heure et dans le lieu habituels. Dès à présent, nous vous invitons à participer à l'interpellation des candidats aux élections européennes de notre région. Vous trouverez en pièce jointe une lettre dont vous pouvez vous inspirer et que nous vous invitons à personnaliser avant de l'envoyer par courriel aux candidats de votre choix.

Nous espérons vous retrouver le 30 avril et nous vous remercions de bien vouloir en informer vos amis et les amis de vos amis.

Lettre-type • (pdf) • Courriels de candidats
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Cercle de Silence du 30 mars 2009 à Strasbourg

Bonjour les amis,

Depuis un an, nous nous rassemblons chaque mois pour protester contre la criminalisation des personnes étrangères vivant dans notre cité.

Nous refusons qu'à défaut de papiers, il leur faille vivre dans la peur, peur lorsqu'on frappe à la porte, peur de sortir, peur d'être dénoncé par les voisins...

Nous refusons qu'aller dans des associations humanitaires pour pouvoir dormir, manger, être soigné, être conseillé pour régulariser sa situation expose encore davantage aux contrôles d'identité.

Désormais, nous nous inquiétons d'un palier supérieur dans l'indignité. En effet, les poursuites policières et judiciaires se multiplient dans tout le pays à l'encontre de ceux qui essayent de soutenir ces personnes en détresse.

Donner une couverture pour supporter le froid de la nuit,
recharger un portable pour lutter contre l'isolement,
distribuer de la nourriture pour avoir moins faim
tendre la main à ceux qui n'ont personne...

Tout cela est susceptible d'une sanction en vertu de l'article de loi qui stipule que "Toute personne qui aura, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l'entrée, la circulation ou le séjour irrégulier d'un étranger en France sera punie d'un emprisonnement de 5 ans et d'une amende 30 000 euros".

Cette loi était conçue initialement pour sanctionner les passeurs qui s'enrichissent en profitant de la misère d'autrui.

Aujourd'hui, son esprit est détourné, voire renversé, pour en user contre ceux qui n'ont d'autre motivation que de répondre à l'appel d'un autre en détresse.

La Loi a pour finalité de nous permettre de vivre ensemble pacifiquement, dans le respect des uns avec les autres. Jamais la loi ne saurait être convoquée pour anéantir les plus faibles d'entre nous. Jamais, la loi ne saurait être convoquée pour punir et tenter de faire reculer la solidarité.

Nous refusons et continuerons à refuser d'abandonner le principe de fraternité qui fonde notre république.

Aussi, pour marquer notre protestation silencieuse, nous nous retrouverons ensemble comme chaque mois, ce lundi 30 mars, de 18 h à 19 h, Place Kléber.

Merci de venir et d'en informer votre réseau ainsi que vos amis et les amis de vos amis.

Merci aussi de nous dire si vous ne désirez plus recevoir nos informations.

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Appel pour le Cercle de Silence de Strasbourg du 28 février 2009

Bonjour les amis,

Les chiffres sont maintenant connus et le bilan est lourd d'indignité.

En 2008, 29 799 étrangers sans papiers ont été expulsés de France.

En Alsace, 767 personnes ont été emprisonnées au Centre de Rétention de Geispolsheim
et 401 d'entre elles ont été expulsées.

Cette froide comptabilité cache des vies brisées, des familles désintégrées,
et pour certains, la mort au bout du voyage.

Ils cherchent à fuir la misère, un pays en guerre, un régime totalitaire...
Innombrables sont ceux disparus au fond des mers ou dans l'immensité du désert.

Ceux qui parviennent à entrer sur notre terre sont sommés, dès leur arrivée, de renflouer le chiffre de leur expulsion. L'objectif de 29 000 expulsions a d'ores et déjà été fixé par le Ministère de l'Immigration et de l'Identité Nationale pour l'année 2009. Et pour y parvenir, les méthodes administratives et policières bafouent les droits les plus fondamentaux, notamment celui de pouvoir demander l'asile.

Ainsi, à Strasbourg, depuis le début de l'année, nous déplorons déjà plusieurs arrestations au petit matin à proximité immédiate de la Préfecture, c'est à dire à l'endroit même où les personnes sans papiers doivent se rendre pour régulariser leur situation. Nous déplorons également des contrôles d'identité dans des lieux de restauration humanitaire et à proximité d'associations d'aide aux étrangers.

Nous refusons que les plus vulnérables et les plus démunis
parmi nous soient traités comme des criminels.

Pour marquer notre protestation, nous nous réunirons en silence comme chaque mois,
samedi 28 février, de 18 à 19 heures, Place Kléber.

Merci de venir et d'en informer vos amis et les amis de vos amis.

Merci aussi de nous dire si vous ne désirez plus recevoir nos informations.

Pour ceux qui y étaient et ceux qui ne le pouvaient pas, quelques images
du cercle de silence d'octobre 2008 à l'écoute de réfugiés :

 http://www.dailymotion.com/dorafilms/video/x8aibm_a-strasbourg_news 
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Communiqué du vendredi 27 février 2009

A l'occasion du Cercle de Silence de demain, samedi 28 février entre 18 heures et 19 heures, place Kléber à Strasbourg, le Réseau Education Sans Frontières du Bas-Rhin organise un rassemblement pour la famille AHMETOVIC. Une collecte sera organisée pour la famille. Une pétition papier circulera.

Pour rappel, Monsieur Omer AHMETOVIC, papa de trois enfants est actuellement au Centre de Rétention de Geispolsheim. Le Tribunal administratif a confirmé lundi dernier l'arrêté de reconduite à la frontière pris à son encontre.

Monsieur AHMETOVIC s'était fait expulser une première fois en novembre 2008 vers la Bosnie, laissant à Strasbourg sa compagne et leurs trois rejoindre ; il est arrivé le 18 février 2009 à Strasbourg et s'est fait arrêter par la police de l'air et des frontières dès son arrivée.

La France s'apprête donc à séparer une nouvelle fois cette famille. Cette situation est intolérable.

En effet Monsieur AHMETOVIC est en France depuis le milieu des années 80, sa compagne est née en Bosnie comme lui mais est arrivée très tôt en Italie où elle a un titre de séjour. C'est là que le couple s'est rencontré et a décidé de venir en France où se trouve une grande partie de la famille de Monsieur AHMETOVIC, notamment ses frères et soeurs. Elle comme lui n'ont plus de lien avec la Bosnie qu'ils ont chacun quitté il y a plusieurs décennies.

De cette union sont nés trois enfants, les deux aînés âgés de 7 et 10 ans, le plus jeune d'à peine 2 ans. Les deux aînés scolarisés dans une école primaire de la ville de Strasbourg sont atteints de surdité bilatérale très grave qui nécessite un suivi par une institution spécialisée, un appareillage important et des séances régulières en orthophonie. La mère des enfants a fait une demande de titre de séjour ici en France notamment eu égard aux problèmes de santé des deux aînés.

La maman des enfants fait tout ce q''elle peut pour aider ses enfants. Après avoir vécu seule avec ses enfants en camping-car en plein hiver elle est maintenant hébergée provisoirement en appartement. Malgré des conditions de vie difficiles elle est parvenue à scolariser ses enfants, permettre une socialisation au plus jeune dans le cadre d'un établissement de la petite enfance de Strasbourg et prendre des cours de français. Néanmoins elle a besoin de son compagnon pour continuer à élever ses enfants. Les enfants sont en train de se stabiliser, une nouvelle expulsion du père ou un renvoi de la famille mettrait en réel péril ce début de stabilité.

Le réseau éducation sans frontières du Bas-Rhin demande à Monsieur le Préfet du Bas-Rhin de bien vouloir examiner à nouveau la situation de Monsieur AHMETOVIC et de lui permettre de vivre avec ses enfants et sa compagne ici à Strasbourg.

RESF 67

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Appel pour le Cercle de Silence du 30 janvier 2009

Bonjour les amis,

Au cours de l'année 2008, 29 799 étrangers sans papiers ont été expulsés de France.

L'un d'entre eux s'appelle Imran.

Imran est un jeune homme tchètchène de 25 ans, expulsé du Centre de Rétention de Geispolsheim l'été dernier.

Imran était arrivé à Strasbourg en décembre 2007 avec sa mère et son petit frère, seuls rescapés de la famille. Ayant été contrôlée en Pologne, la famille avait l'injonction d'y retourner pour le traitement de sa demande d'asile. A l'instar de tous les Tchétchènes dans le même cas, la famille d'Imran se refuse à retourner en Pologne où ils savent que la possibilité d'obtenir une protection effective est infiniment moindre qu'en France et qu'ils risquent, par voie de conséquence, d'être livrés aux tortionnaires qu'ils cherchent désespérément à fuir.

A son arrivée à Strasbourg, la mère était déjà dans un état de souffrance psychique alarmant, anéantie par les morts laissés derrière elle et les arrestations successives de ces deux enfants en Tchétchénie. Entre autre, Imran avait été arrêté et détenu à six reprises. Il a été torturé au fer rouge et à l'électricité... Il a souffert de la faim, de la soif, du froid... On lui a brisé les deux paumes de ses mains, il a perdu provisoirement la vue suite à un simulacre d'exécution...

Lorsqu'il a été arrêté et enfermé au Centre de Rétention de Geispolsheim en juillet 2008, c'est une mère au bord de l'effondrement psychique qui appelait au secours. Le Réseau Education Sans Frontière a fait appel à une mobilisation pour éviter son expulsion en Pologne. Plusieurs députés européens y ont joint leur voix. En vain.

En conséquence, Imran a été expulsé en Pologne où il a été emprisonné durant deux mois pour franchissement illégal de frontières.

Puis, il a tenté de rejoindre sa mère et son petit frère à Strasbourg où ils sont en attente de la réponse à leur demande d'asile.

Mais, arrêté sur le chemin en Allemagne, il a été mis en prison à Stuttgart avant d'être renvoyé en Pologne où il a à nouveau été condamné à deux mois de prison pour franchissement illégal de frontières. Il vient d'être libéré il y a quelques jours. Si, par bonheur, il arrive cette-fois ci à retrouver les siens, il sera mis en demeure de retourner en Pologne en conformité avec le règlement Dublin.

Que va-t-il advenir de lui ? Personne n'arrive plus à soutenir le regard de sa mère sans éprouver une honte profonde à ne pas pouvoir lui assurer que maintenant qu'ils sont sur le territoire européen, ils pourront se retrouver et vivre en paix un jour. Ensemble.

C'est pour dire notre détermination à refuser que de tels traitements indignes soient exécutés en notre nom que nous continuerons à nous rassembler le 30 de chaque mois, place Kléber, de 18 à 19 heures.

Merci de relayer dans vos réseaux et auprès de vos amis et amis de vos amis. Et dès à présent, notez que le cercle de silence de Strasbourg n'aura pas lieu le 30 février (!) mais le 28. Merci aussi d'apporter avec vous une boisson chaude tant qu'il fera très froid.

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• • • Liste des signataires du Collectif de Strasbourg • • •

  1. AEFJN Strasbourg (Réseau Foi et Justice Afrique - Europe)
  2. AIDES délégation du Bas-Rhin
  3. Aumônerie des rues
  4. Aumônerie Universitaire Catholique 
  5. Association Bethesda
  6. Association Caroline Binder
  7. Association Thémis
  8. ASTTu (Association de Solidarité avec les Travailleurs Turcs)
  9. CARDEK (Association du quartier de la Krutenau)
  10. CASAS (Collectif d’Accueil pour les Solliciteurs d’Asile à Strasbourg)
  11. Centre Social Protestant
  12. CIMADE (Comité inter mouvements auprès des évacués - service oecuménique d’entraide)
  13. CLAPEST (Comité de Liaison d'Associations pour la Promotion des Immigrés en Alsace)
  14. Club des jeunes l’Etage
  15. Collectif SDF Alsace
  16. Commission dominicaine Justice et Paix de Strasbourg
  17. Des frères Dominicains
  18. Des frères Franciscains
  19. Droit au Logement 67
  20. FCPE (Fédération des Conseils des Parents d’Elèves des Ecoles Publiques)
  21. Fédération d’Entraide Protestante
  22. Femmes en noir Strasbourg
  23. FestiGays Strasbourg, Collectif de lutte contre les discriminations homophobes
  24. Fraternités Laïques Dominicaines de Strasbourg
  25. FSU (Fédération Syndicale Unitaire)
  26. IDDA (Immigration, Développement, Démocratie Alsace)
  27. Justice et Libertés
  28. La Paix Maintenant
  29. LDH (Ligue des Droits de l'Homme)
  30. Médecins du Monde Alsace
  31. Migrations Santé Alsace
  32. Mouvement Comprendre et S'engager
  33. MRAP (Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié des Peuples)
  34. Parole Sans Frontière
  35. Pastorale des Migrants
  36. POGBI (soutien à la scolarisation des filles au Burkina Faso)
  37. RACORT (Rassemblement des Associations Citoyennes des Originaires de Turquie)
  38. RESF 67 (Réseau Éducation Sans Frontières)
  39. SUD Education Alsace
  40. Terre Sans Frontière
  41. UD-CGT-67 (Union Départementale – Confédération Générale du Travail)
  42. UJFP (Union Juive Française pour la paix)
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Appel pour le Cercle de Silence du 30 décembre 2008

Bonjour les amis,

Comme chaque mois depuis avril 2008, le prochain Cercle de Silence de Strasbourg se tiendra le 30 décembre de 18 à 19 heures, place Kléber.

Le 30 octobre 2007, quelques frères franciscains de Toulouse se sont rassemblés sur la place du Capitole pour protester, en silence, contre l'existence des lieux de rétention où on enferme et expulse des personnes dont le "crime" est d'être démunies de papiers. Le premier cercle de silence était né.

Au cours de l'année 2008, cette forme de protestation pacifique n'a cessé de se démultiplier au travers de toute la France ainsi qu'en Belgique et en Suisse.

A l'heure actuelle, on compte plus de 90 Cercles de Silence en France.

En Alsace, ils se tiennent désormais chaque mois à Mulhouse, Colmar, Strasbourg, mais aussi à Sélestat, Guebwiller, Haguenau et, nous l'espérons, bientôt à Wissembourg et Sarrebourg.

Ainsi, ce sont désormais des milliers de personnes qui se rassemblent chaque mois en France pour faire entendre leur refus d'une politique indigne où le chiffre d'expulsions à atteindre entraîne et cache des drames humains intolérables.

A Strasbourg, bien au-delà de nos différentes orientations politiques, religieuses ou philosophiques, la voix de notre conscience nous réunit pour refuser, ensemble, la violence exercée en notre nom sur les plus faibles et les plus vulnérables d'entre nous et qui ne sont autres que nos voisins, nos collègues de travail, les camarades d'école de nos enfants...

Pour marquer notre détermination à poursuivre tant qu'il le faudra, nous rajoutons chaque mois une lampe tempête au centre de notre rassemblement, petite flamme qui ne s'éteindra pas malgré les éléments contraires et le temps qui passe : ce sera la 9ème.

«Le pire entre 1942 et 1945, ce fut le délaissement, l'abandon de tous» (Emmanuel Lévinas).

Merci de relayer l'information dans votre réseau et auprès de vos amis et amis de vos amis.

Et pour tenir le coup du froid, continuons à emmener une thermos avec une boisson chaude de votre choix à partager avec les voisins . Au 30 !

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Appel pour le Cercle de Silence du 30 novembre 2008

Ce 20 novembre 2008, Monsieur Thomas Hammarberg, Haut Commissaire aux droits de l'homme du Conseil de l'Europe remettait un rapport très critique concernant des violations des droits de l'homme en France relatives, entre autres, aux étrangers en situation irrégulière.

Ce rapport stipule qu'il est à craindre que les services administratifs, confrontés à une obligation de résultat quant aux objectifs de retour, appliquent la loi d'une manière de plus en plus mécanique et sous un angle de plus en plus répressif, ne leur permettant souvent plus de mesurer la réalité des situations humaines derrière chaque dossier. Le Commissaire appelle les autorités françaises à prendre en compte ces conséquences et à ne plus recourir à la détermination du nombre de migrants irréguliers à reconduire.

Ce sont très précisément la réalité des situations humaines cachées derrière chaque dossier et les conséquences dramatiques d'une politique du chiffre anéantissant des vies qui nous rassemblent chaque mois, citoyens de toutes origines sociales et de toutes convictions politiques, philosophiques et/ou religieuses afin de marquer notre protestation.

En dépit du temps qui passe et risque de banaliser la violence dont les personnes étrangères sans papiers font l'objet, nous vous appelons à continuer à refuser l'inacceptable.

En dépit du froid de l'hiver qui est déjà là, nous vous appelons à continuer à marquer par notre présence, et tant qu'il le faudra, notre refus d'une politique faite en notre nom et où nous ne pouvons reconnaître nos valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité.

On s'est aussi dit que si quelques uns d'entre nous amenaient une boisson bien chaude avec quelques gobelets à partager avec les voisins, cela pourra aider à supporter le froid.

Merci de relayer dans vos réseaux et auprès de vos amis et amis de vos amis.

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Appel pour le Cercle de Silence du 30 octobre 2008

Nous sommes réfugiés et nous nous souvenons qu’avant d’être reconnus réfugiés, nous n’avions pas de papiers, ou alors si précaires…

Nous sommes Nino, Souleymane, Kala, Aïda et Fatima. Nous parlons tous bien le français même si notre accent et notre prénom rappellent notre origine étrangère.

Nous venons de tous les coins du monde, de Géorgie, du Tchad, du Sri-Lanka, d’Albanie, de Tchétchénie, et nous nous souvenons…

Nous nous souvenons de notre terre natale laissée derrière nous, notre maison, notre travail, nos amis, les tombes de nos parents…

Ce qui nous relie tous ensemble, ce sont les persécutions qui ont anéanti notre vie et dont nous préférions ne plus avoir à nous souvenir, que nous voudrions tant oublier sans jamais vraiment y parvenir.


Je m’appelle Nino et je viens de Géorgie. Nino, c’est le nom d’une sainte venue de Grèce qui aurait importé la foi chrétienne dans mon pays et c’est donc un prénom aussi courant que Marie ou Anne en France. Nos prénoms surprennent toujours les Français parce qu’ils sont à l’envers : les prénoms masculins se terminant par A, comme Gotcha, Louka, Illia, et les prénoms féminins se terminant par 0, comme le mien Nino mais aussi Eliso, Kétino…

Malgré les années qui passent, l’amour de ma mère et de mes grands-mères me manque terriblement. J’étais une enfant choyée, en quelque sorte surprotégée. J’ai trouvé la protection en France mais elle ne saura remplacer cette tendresse à laquelle j’ai été arrachée trop brutalement. Mes enfants grandissent et commencent à poser des questions sur la guerre, les persécutions, la folie des hommes… Je dois leur répondre qu’elles existent mais que, eux, ils ont la chance d’en être protégés.

Maintenant que se profile une nouvelle guerre civile en Géorgie, ce sont leurs cousins, qu’ils ne connaissent même pas, qui y sont exposés. Je suis scotchée en permanence à la télé ou à l’ordinateur pour avoir des nouvelles. Désormais, pour l’avoir déjà vécu dans ma chair et dans mon esprit, je me sens comme eux là-bas : vulnérable, sans aucune défense.

Nous sommes tous comme des enfants lorsque que les bombes éclatent et que les miliciens s’approchent de nos maisons pour y perpétrer leurs exactions. J’ai peur, j’ai peur que mon pays ne soit bientôt rayé de la carte du monde.


Je m’appelle Souleymane et je viens du Tchad. Souleymane, c’est mon prénom et c’est le nom de mon père. Je ne sais pas si vous me suivez bien, ça doit être un peu compliqué pour vous, mais chez nous, c’est au travers de notre prénom, transmis par le nom du père, que les générations se transmettent.

Mon arrivée est récente et j’éprouve toujours aussi fortement deux sentiments qui se contredisent : le bonheur d’avoir obtenu l’asile et le malheur de l’exil. C’est un arrachement, je pleure ma mère, jamais je n’avais été séparée d’elle auparavant et ce bonheur perdu me joue tout le temps dans la tête. Notre maison là-bas est vide parce que ma mère se cache depuis que sa sœur a été assassinée sous ses yeux après mon départ. Je ne sais pas vraiment ce qu’elle devient ni où elle est, les communications ne marchent pas bien. Et surtout j’ai peur qu’elles ne soient sur écoute. Le pire serait de la mettre en danger. Alors je fais silence. Cela fait vraiment mal de ne rien savoir et de toujours devoir imaginer le pire.

Le pire, je l’ai connu moi-même et il me revient tout le temps dans la tête, la terreur, mon arrestation, six mois de prison, la torture... Je ne crois pas que quelqu’un qui a fait l’expérience de la torture puisse un jour oublier. Autrement, ce qui est un peu dur pour moi ici, c’est la solitude parce que ici chacun vit pour soi, ce n’est pas du tout notre culture. Et puis, il y a le climat, ce froid… Mais j’attends de voir la neige pour la première fois…


Je m’appelle Aïda et je viens d’Albanie. Mon prénom, c’est mon père qui l’a choisi en raison de l’Opéra de Verdi, il a toujours été passionné de musique classique et personne n’a pu discuter son choix. C’est une histoire d’amour entre une esclave éthiopienne et un soldat égyptien, une histoire d’amour déchirée par le conflit entre ces deux peuples… Rien à voir avec moi à priori.

Je viens d’un milieu aisé et je m’épanouissais à mon travail où je me sentais utile. Assistante sociale pour des ONG, pendant la guerre au Kosovo, je m’occupais des réfugiés chassés de chez eux, qui n’avaient plus de toit, qui n’avaient plus rien, hormis leurs morts à pleurer. Jamais je n’aurais imaginé que quelques années plus tard, c’est à moi que ça arriverait.

Maintenant que j’ai les papiers, tout va bien sauf que pour l’instant, je dois m’occuper de moi avant de pouvoir à nouveau me préoccuper des autres. Je passe des nuits entières où je m’interroge : pourquoi, comment tout cela est-il arrivé ? La nuit blanchit et jamais je ne trouve d’explication à ce destin qui est le nôtre.

Toute ma famille est désormais dispersée au travers de l’Europe. Je n’ai plus de contact avec mon pays et je n’ai plus envie d’en avoir. Mon pays a voulu me faire disparaître, disparaître au fond d’un trou ou à l’autre bout de la terre. Désormais, ma vie est en France, mon pays c’est la France et c’est tout.


Je m’appelle Kala et je viens du Sri-Lanka. Kala, c’est le diminutif de Kalaiyarsy qui est le nom d’une déesse, la déesse de l’art. Mais à la maison, on me surnommait «Rasathy» qui veut dire «Reine». Donc, qu’il s’agisse de mon prénom officiel ou de mon prénom usuel, entre déesse et reine, je ne peux qu’être contente de le porter.

Je suis arrivée en France il y a plus de dix ans maintenant mais mon village me manque toujours autant. On vivait au jour le jour, dans la survie quotidienne, mais nous étions tous solidaires les uns des autres. Ce sentiment très fort d’être tous ensemble, je ne le retrouve pas vraiment ici.

Mis à part les feux d’artifice du 14 juillet qui continuent à faire ressurgir en moi l’angoisse des bombardements, je me sentais en paix ici. Mais depuis l’aggravation du conflit au Sri-Lanka, je vis en alerte tout le temps, chaque fois que le téléphone sonne, j’ai peur d’une mauvaise nouvelle. Je n’arrive plus à compter les morts et les disparus autour de moi et quand on découvre une nouvelle fosse commune, je ne peux qu’espérer que ces disparus puissent au moins être identifiés afin de pouvoir en faire le deuil.


Moi, en fait je ne m’appelle pas Fatima. Je cache mon vrai prénom car j’ai peur de m’exposer publiquement, je n’ai pas peur pour moi mais pour ma famille restée là-bas qui risque d’en subir des représailles… Je peux quand même vous dire que mon vrai prénom a une belle histoire qui tourne autour d’un chanteur italien… même si j’ai été conçue au fin fond de la Tchétchénie.

Je n’étais pas complètement sortie de l’enfance quand je suis arrivée en France et je garde la nostalgie de nos veillées avec mes grands-parents, on était si heureux, c’était juste avant la guerre. Après notre arrivée en France, le plus dur pour moi, c’était d’accepter de me mettre en pyjama avant de me coucher car chez nous, il fallait toujours, nuit et jour, se tenir prêt à fuir… Il m’a fallu beaucoup de temps pour m’habituer à l’idée que la mort n’était pas aussi banale que de prendre son café au petit-déjeuner.

Cependant, l’actualité au Caucase fait trembler la terre sous mes pieds. Toutes ces petites républiques, la Tchétchénie, le Daguesthan, la Géorgie, l’Ingouchie ont un destin lié. On parle de la troisième guerre en Tchétchénie depuis presque un an. J’attends la guerre comme on attend le bus à l’arrêt de bus. Il a pris du retard mais on sait qu’il finira par arriver.


Nous sommes reconnus réfugiés et nous remercions toujours mille fois la France de nous avoir accordé la protection.

Mais aujourd’hui, nous ne pouvons pas nous détourner de ceux que nous aurions pu être avec juste un peu moins de chance.

Aujourd’hui, nous sommes ensemble pour dire notre effroi à devoir considérer que notre pays, la France comme l’ensemble des pays européens, se rend complice de ceux que nous avons dû fuir pour échapper à la mort.


Nino : je suis arrivée en France il y a six ans, dans une période où tous les demandeurs d’asile étaient à la rue. «Pas de place, non il n’y a pas de place pour vous» ce sont les premiers mots de français qu’on a appris. J’aurais voulu répondre par le proverbe russe «v’gostia kharacho, a doma voutché», «On est bien en visite mais chez soi, on est tellement mieux». J’aurais voulu faire comprendre comment c’est quand il n’y a plus de chez soi, quand il n’y a aucun choix.

C’était vraiment dur mais aujourd’hui, c’est vraiment pire. Quand quelqu’un vient à nouveau de se faire arrêter, on peut juste prier pour qu’il n’y ait pas de place pour lui au centre de rétention.

Nous, après des semaines d’errance, on aura fini par être recueillis par des Français, ce que nous n’aurions jamais pu accepter s’il n’y avait pas eu notre enfant. On a été hébergés mais jamais on n’a dû nous cacher. Je ne peux même pas imaginer comment c’est de devoir vivre cachés, surtout avec des enfants…


Kala : Moi je suis la plus ancienne parmi nous. Même si j’étais totalement perdue à mon arrivée dans le labyrinthe des couloirs à l’aéroport où je ne trouvais pas d’issue, je n’ai pas de mauvais souvenirs de ma procédure de demande d’asile.

Dix ans plus tard, je suis effrayée par ce qui arrive à mes compatriotes en France comme si la vie d’un être humain n’avait plus aucun prix. J’ai vu des gens rejetés alors qu’ils avaient le corps marqué par les tortures, j’ai rencontré des avocats commis d’office qui ne connaissaient rien à la situation au Sri-Lanka, j’ai connu Elvanchelvan qui a vécu à Strasbourg durant cinq ans avant d’être renvoyé dans mon pays où il a été tué de six balles dans le corps.

Tout cela a été dit mais ça ne sert à rien, on continue de vouloir renvoyer des Tamouls au Sri-Lanka, c’est à dire à la mort, à la torture… juste pour faire du chiffre. Je n’arrive plus à reconnaître le pays qui a pourtant sauvé ma propre vie.


Souleymane : Moi, j’ai fui mon pays l’année dernière et j’ai été arrêté par la police dès mon arrivée à la gare de Strasbourg. J’ai été détenu au centre de rétention de Geispolsheim dans l’attente d’être expulsé dans mon pays alors même qu’il était alors à feu et à sang et que j’étais recherché en tant que militant des droits de l’homme. Ma terreur, mes traces de torture, les attestations de la Ligue des Droits de l’Homme du Tchad, tout cela n’a pas suffi à convaincre l’OFPRA qui a rejeté ma demande d’asile.

Finalement, après 17 jours d’emprisonnement, j’ai été libéré par le Juge des Libertés mais il m’a alors fallu vivre caché durant des mois et des mois pour éviter que je sois renvoyé avant mon jugement à la Cour du Droit d’Asile. J’ai prié Dieu de ne pas me faire arrêter en allant et en revenant de Paris.

J’ai retrouvé ici la terreur que je croyais avoir quitté, je ne comprenais pas, je ne comprends toujours pas.  Après avoir risqué ma vie pour défendre le droit des prisonniers de guerre, la patrie des droits de l’homme voulait me livrer entre les mains des tortionnaires que je cherchais désespérément à fuir…


Aïda : Originaire d’Albanie, je n’ai pas pu avoir de papiers durant ma procédure d’asile parce que je venais d’un pays soit disant «sûr». Alors, j’ai vécu durant des mois et des mois dans un foyer de sans abris, sans aucune ressource, en attendant la réponse à ma demande d’asile.

Bien qu’étant habituée à avoir une vie aisée et même si aujourd’hui, il me faut tout reconstruire à partir de zéro, je voudrais faire entendre que le bien le plus précieux sur cette terre n’est pas l’argent, ni la carrière, ni rien de tout cela.

Non, le bien le plus précieux est de pouvoir vivre en sécurité. Et cela, si peu de gens sur notre terre ont la chance de pouvoir le vivre. Ici je n’ai pas peur, même si un avion sillonne le ciel, même si une voiture s’arrête devant la maison… Non, ici, en ce moment, je n’ai pas peur, nous n’avons pas peur, et ça c’est merveilleux...


«Fatima» : Quand je rencontre mes compatriotes, ils me racontent leurs morts, ils me racontent leurs blessures. Et soudain, j’apprends qu’on les a arrêtés, qu’on les a expulsés. Cela me détruit totalement.

Je me sens coupable, je me dis pourquoi moi on m’a gardé et eux on les rejette ?

J’essaie de ne plus m’attacher aux gens pour prévenir la douleur de leur disparition… Pour ne plus souffrir, il faudrait que je me détourne complètement d’eux, mais alors ils seraient encore davantage abandonnés à eux-mêmes… Le pire pour eux serait le délaissement, l’abandon de nous tous…


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Appel pour le Cercle de Silence du 30 septembre 2008

Chers amis,

Le prochain cercle de silence aura lieu comme tous les mois et quel que soit le temps le 30 septembre de 18 à 19 heures, Place Kléber.

Comme le mois dernier, si le temps le permet, il sera suivi d'une invitation à casser la croûte entre les participants qui le souhaitent.

Notre rassemblement de protestation garde toute son actualité. Il y a encore quelques jours, une jeune femme sri-lankaise s'est retrouvée enfermée au centre de rétention de Geisposheim.

L'histoire de son père est la reproduction tragique de celle de Rajendram Elvanchelvan qui avait résidé à Strasbourg durant cinq ans et qui, après avoir épuisé tous les recours, a été contraint de rentrer dans son pays où il fut assassiné quelques mois après son retour.

La saisine de la Cour Européenne des Droits de l'Homme a décidé de la suspension de la reconduction de cette jeune femme. Libérée, mais totalement anéantie par l'angoisse d'être renvoyée entre les mains des tortionnaires qu'elle cherche à fuir, elle a fait une tentative de suicide.

Assignée à résidence, elle va devoir se rendre chaque jour au poste de police pour  signaler sa présence, toujours sans papiers ni aucune ressource, en attendant la décision au fond de la Cour Européenne des Droits de l'Homme qui peut survenir dans... plusieurs années.

Pour elle, et pour tous ceux qui vivent des tragédies similaires, nous continuerons à nous réunir en silence en signe de protestation.

Merci de relayer dans vos réseaux et de venir avec les amis et les amis de vos amis.

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Appel pour le Cercle de Silence du 30 août 2008

Chers amis,

Le prochain cercle de silence se tiendra le 30 août, de 18 à 19 heures, Place Kléber

Si le temps est clément, nous invitons les participants qui le souhaitent à amener un petit panier repas à partager à la fin du cercle de silence pour marquer nos retrouvailles après l'été.

Depuis avril, nous nous rendons compte que le cercle de silence est aussi un lieu de rencontre entre des participants qui ne peuvent guère se parler étant donné la forme spécifique de la manifestation.

N'ayant prévu ni tables ni bancs, ce moment de convivialité se fera sans trop de confort mais sera sans aucun doute chaleureux.

Dans tous les cas, comme tous les mois et tant qu'il le faudra, nous continuerons à protester par notre présence silencieuse contre la criminalisation de personnes dont le seul défaut est d'être étrangères et démunies de papiers.

Merci de relayer l'information dans votre réseau et aussi d'être présents, si possible avec vos amis et les amis de vos amis...

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Appel pour le Cercle de Silence du 30 juillet 2008

Pas de vacances, aucun répit, pour les personnes sans papiers !

En pleine période estivale, ces personnes continuent de subir contrôle, arrestation et enfermement au centre de rétention de Geispolsheim afin d'être expulsées.

Parmi eux, en ce moment même,

Imran, un jeune Tchétchène, traumatisé par d'atroces tortures au fer rouge, qu'on veut arracher à sa mère et son frère, la seule famille qui lui reste et qui vit désormais cachée à Strasbourg.

Parmi eux, en ce moment même,

Samira, une jeune marocaine bénéficiant d'un contrat à durée indéterminée dans une maison de retraite où ses collègues et les résidents témoignent de leur stupeur et réclament son retour.

Le 30 juillet, nous nous réunirons en silence, comme chaque mois, afin de protester contre l'inacceptable et représenter ceux qui n'ont pas de voix.

Ceux qui ne peuvent se manifester sans se mettre davantage en danger, ceux qui sont déjà enfermés et qu'on expulse sans aucune considération humaine.

Merci de relayer largement autour de vous afin que nous soyons de plus en plus nombreux à être conscients de ce qui se passe autour de nous, et afin que nous soyons de plus en plus nombreux à nous réunir chaque mois pour marquer notre refus face à ces pratiques indignes.

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Appel pour le Cercle de Silence du 30 Juin 2008

La violence de la législation et des pratiques administratives et policières actuelles rendent les sans papiers malades.

Malades de devoir vivre sans aucune perspective, dans la précarité et le dénuement le plus extrême.

Malades de désespoir, à devoir vivre comme des bêtes traquées qu'on pourchasse afin de les expulser.

Des médecins en témoignent et appellent leurs confrères et équipes à se joindre au prochain cercle de silence afin de protester contre les traitements dégradants infligés à des patients qu'ils tentent vainement de soulager.

Merci de continuer à relayer l'information dans vos réseaux et auprès de vos connaissances et amis afin que nous soyons de plus en plus nombreux à être sensibilisés et mobilisés.

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30 et 31 mai 2008 : Du silence et du bruit pour les sans-papiers en rétention

Près de 300 personnes rassemblées le vendredi 30 mai de 18 à 19 h, place Kléber à Strasbourg, pour le troisième cercle de silence; une quarantaine, le lendemain samedi 31 mai, devant le Centre de Rétention Administrative de Geispolsheim avec force percussions: deux façons différentes de dénoncer le scandale de ces familles, de ces hommes, de ces femmes et de ces enfants “retenus” avant expulsion, sans qu’ils aient commis le moindre délit, sinon celui de n’avoir pas de papiers, alors qu’ils vivent et travaillent chez nous, que leurs enfants sont scolarisés.

Texte et photos sur La Feuille de Chou n°1143 - http://schlomoh.blog.lemonde.fr/2008/05/31.

Appel pour le Cercle de Silence du 30 Mai 2008

À Strasbourg comme dans les autres villes de France, des hommes, des femmes et des enfants vivent dans la peur constante d'être arrêtés par la police. Ils se cachent, sursautent dès qu'on frappe à la porte. Ils ont peur chaque fois qu'il leur faut se déplacer et sortir, pour accompagner leurs enfants à l'école ou chez le médecin, pour chercher leur courrier ou de quoi se nourrir…

Tout près de chez nous, à une dizaine de kilomètres de Strasbourg, se trouve le Centre de Rétention de Geispolsheim où on les enferme en attendant d'exécuter leur renvoi vers leur pays d'origine. La loi prévoit qu'on peut les enfermer durant 32 jours dans l'attente de leur expulsion.

Quel est donc leur crime ? Être démuni de papiers car ils n'ont pas pu obtenir d'autorisation de séjour (au titre du droit d'asile, de leurs liens familiaux en France, de la gravité de leur état de santé…) ou, alors qu'ils étaient entrés sur le territoire français en toute légalité, le renouvellement de leur titre de séjour a été interrompu, souvent après des années de séjour régulier.

Au plan national, l'objectif fixé par le gouvernement de 25 000 reconduites à la frontière en 2007 a été porté à 26000 reconduites en 2008.

En 2007, 839 personnes ont été enfermées et 475 personnes ont été expulsées de Geispolsheim.

De véritables tragédies humaines ont lieu quotidiennement à Strasbourg et elles ne cessent de se multiplier et de s'aggraver. Nous avons la conviction qu'elles sont largement méconnues d'un très grand nombre.

Désormais, c'est en notre nom et arbitrairement que des personnes sont expulsées loin de leurs lieux d'asile, de leurs lieux de vie, de leurs lieux de travail, de leurs cercles d'amis.

C'est en notre nom et arbitrairement que des demandeurs d'asile sont renvoyés dans leur pays d'origine dont ils cherchaient à fuir les persécutions.

C'est en notre nom et arbitrairement qu'un père ou une mère est arraché à ses enfants.

C'est en notre nom et arbitrairement que des enfants, des personnes âgées, des personnes gravement malades sont enfermées dans des centres de rétention dans l'attente de leur expulsion.

L'objectif du chiffre opère une véritable entreprise de déshumanisation qui cache le drame des êtres humains frappés par son application aveugle. Les agents, administratifs, judiciaires, policiers, sont de plus en plus nombreux à exprimer leur malaise de devoir incarner un des maillons d'une chaîne d'exécution dont personne ne se tient vraiment pour responsable.

Nous croyons que nous sommes tous responsables.

Le respect de la Loi a pour finalité de nous permettre de vivre les uns avec les autres. Jamais la loi ne devrait être convoquée pour anéantir les plus faibles d'entre nous. Derrière le chiffre à atteindre disparaissent le visage et l'histoire réelle de ces autres qui voudraient tant être des nôtres.

Lorsqu'on les enferme et qu'on les expulse, c'est notre propre humanité qu'on détruit.

Parce que le cercle de silence est une action non-violente de protestation qui rassemble des hommes et des femmes de divers horizons et convictions philosophiques, politiques ou religieux, nous appelons toutes celles et ceux qui souhaitent s'associer à notre protestation non violente et silencieuse à nous rejoindre le 30 de chaque mois, de 18 à 19 heures, Place Kléber à Strasbourg

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Appel pour le Cercle de Silence exceptionnel du 7 mai 2008

afin d'appeler les parlementaires européens à rejeter la directive de la honte

Au mois de mai 2008, un projet de directive sur la rétention et l'expulsion des personnes étrangères sera soumis au Parlement Européen. Depuis 1990, la politique européenne conduite par les gouvernements en matière d'immigration et d'asile s'est traduite par une réduction continue des garanties et des protections fondamentales des personnes. L'Europe se transforme en une forteresse cadenassée et met en oeuvre des moyens démesurés pour empêcher l'accès à son territoire et expulser les sans-papiers.

Le projet de directive, s'il était adopté, constituerait une nouvelle régression. En prévoyant une rétention pouvant atteindre 18 mois pour des personnes dont le seul délit est de vouloir vivre en Europe, il porte en lui une logique inhumaine: la généralisation d'une politique d'enfermement des personnes étrangères qui pourrait ainsi devenir le mode normal de gestion des populations migrantes.

En instaurant une interdiction pour 5 ans de revenir en Europe pour toutes les personnes renvoyées, ce projet de directive stigmatise les sans-papiers et les transforme en délinquants à exclure.

Le projet de directive qui sera présenté au Parlement est le premier dans ce domaine qui fasse l'objet d'une procédure de co-décision avec le Conseil des ministres. Le Parlement a donc enfin la possibilité de mettre un terme à cette politique régressive qui va à l'encontre des valeurs humanistes qui sont à la base du projet européen et qui lui donnent sens. Les parlementaires européens ont aujourd'hui une responsabilité historique: réagir pour ne pas laisser retomber l'Europe dans les heures sombres de la ségrégation entre nationaux et indésirables par la systématisation des camps et de l'éloignement forcé.

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Le Cercle de Silence du 30 avril 2008

Premier cercle de silence à Strasbourg

Texte de Jean-Claude dans : http://schlomoh.blog.lemonde.fr/2008/04/30

Plus de 400 personnes ont participé au premier cercle de silence organisé sur le modèle de celui de Toulouse, initié par des religieux. A Strasbourg, ceux qui croient au ciel et ceux qui n’y croient pas se sont rassemblés en un cercle silencieux place Kléber à 18h.

Dès le début, un perturbateur est entré dans le cercle pour protester contre l’action. Cet ex commercial au chômage voulait réserver le travail aux Français…Repoussé en douceur hors du cercle, il continuait à exposer sa xénophobie, de même qu’un SDF. Mais ne voulait à aucun prix travailler pour les salaires de misère de ceux qui sont exploités dans les cuisines de restaurants ou les services de nettoyage!

Un peu plus tard, de prétendus “jeunes identitaires”, troupes d’assaut de Robert Spieler, ont voulu “briser le silence” à coup de casseroles. Leur banderole a été spontanément arrachée par des personnes présentes, avant qu’ils ne prennent la fuite juste avant l’arrivée des cars de police.

Puis le silence s’est installé jusqu’à 19h où un coup de gong signala la fin de ce rassemblement inédit et très réussi.

M. Cuche annonça que chaque 30 du mois, on recommencerait. Et qu’exceptionnellement, le 7 mai, on ferait un cercle de silence, le jour où l’Assemblée parlementaire européenne doit voter pour le rallongement à 18 mois de la durée de la rétention. Actuellement en France, la durée maximale est de 32 jours.

Strasbourg / Sans-papiers : 400 personnes pour le 1er Cercle de silence

Texte en une sur dna.fr, mis en ligne le mercredi 30/04/2008 à 21h25

Près de 400 personnes se sont rassemblées en «Cercle de silence» ce mercredi, place Kléber à Strasbourg, à l'appel d'un collectif d'une vingtaine d'associations laïques et religieuses, afin de manifester leur solidarité avec les étrangers menacés d'expulsion.

Les militants ont formé un large cercle sur la place Kléber où divers panneaux évoquant le parcours de sans-papiers expulsés ou menacés d'expulsion avaient été disposés à l'attention des passants.

«La politique actuelle d'immigration se donne pour objectif de procéder à un quota d'expulsions déterminé à l'avance. Une telle démarche opère une véritable entreprise de déshumanisation qui cache le drame des êtres humains frappés par son application aveugle», indiquait dans un tract le collectif d'associations, qui rassemble notamment la Cimade, RESF ou la Ligue des droits de l'homme.

Les organisateurs prévoient de se réunir tous les 30 du mois, à 18h, place Kléber pour un nouveau cercle.

A noter, enfin, une dizaine de «militants identitaires» — d'après une source policière — ont tenté de perturber la manifestation à l'aide cornes de brume, de casseroles et de sifflets.

Arrivés avec cette banderole «Brisons le silence. Rendons ses talents au tiers-monde», ils sont repartis aussi vite qu'ils étaient arrivés, sur ordre de la police.

Le 1er Cercle s'est tenu en octobre 2007, place du Capitole à Toulouse, à l'initiative de Franciscains venus prier et dénoncer le placement en rétention des étrangers sans-papiers. Laïcs et religieux se réunissent depuis tous les mois tandis que les Cercles se multiplient partout en France.

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